• « Eloko oyo » ou comment la reprise d’un ancien morceau du terroir fait vibrer toute l’Afrique

    « Eloko Oyo », ou quand un ancien son africain (peuple Mongo de RDC), fait vibrer l’Afrique entière. Photo : capture écran clip de « Eloko oyo » par Fally Ipupa/DR

    (Musique) – Lorsque j’ai écouté pour la 1ere fois le morceau « Eloko oyo » de Fally Ipupa, que dire, j’ai juste été scotchée par la danse et les tenues africaines (je déteste le mot « traditionnelle » car « traditionnelle » par rapport à quoi et qui? Bref…)

    Donc, en regardant tout ça, une partie de mon cerveau était en mode « Mais je connais ce son ! » et « Hé dieu je connais ce pas de danse surtout quand on lève la jambe là ! » Mais la musique était tellement bonne, le tour-là la concentration était finie, mes pensées se sont dispersées, je regardais et re-regardais moi le clip de l’enfant de RDC en mode repeat. Puis ce jour, je décide de re-écouter dans ma playlist une artiste de RDC découverte il y a 2-3 ans et donc je suis tombée fan, même si elle a disparu depuis des années : MIMI MONGO. Et là, lumière ! Je me rends compte qu’un de ses morceaux que j’écoute souvent est pil poil celui dont Fally fait le remake. Et de fil en aiguille, je découvre que Mimi Mongo portait le nom de son ethnie (les Mongo) et qu’un autre fils de ce peuple (MABELE ELISI) a fait une superbe reprise de « Eloko oyo » et surtout, que ce morceau est en définitive, une ancienne chanson du pays Mongo (que personne ne me parle de “folklore” ici, encore un autre mot qui ne rentre pas dans mon vocabulaire).

    « ELOKO OYO » version MIMI MONGO

    “Eloko oyo”, un diamant brut ! Et avec sa version 2017, FALLY IPUPA, lui-même fils du peuple Mongo, ne démérite absolument pas et a une fois de plus réussit l’exploit de faire vibrer toute l’Afrique, quelque soit notre peuple. GREAT !

    « ELOKO OYO » version MABELE ELISI

    Et avec tout ça, le morceau est en langue du pays, le gars et ses danseurs/danseuses habillés en tenues du pays et quelle beauté + quelle sensualité (qui est très différente de sexualité irréfléchie deh !) dans ce déhanchement ! Comme quoi, on peut être un des artistes africains les plus en vue, être estampillé sexy swagg, et garder tout son charme en valorisant ce qu’on est et pas en se travestissant.

    « ELOKO OYO » version FALLY IPUPA

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