INTERMÈDE ENCHANTEUR… Sur un air de Kora dans le métro parisien

Kora
Toumani DIABATE (Mali) et son fils Sidiki DIABATE

MUSIC IS DEFINITIVELY THE LANGUAGE OF OUR SOUL… Le métro parisien, surtout en fin de journée, ceux qui ont l’habitude savent à quel point entendre ces sons discordants supposés être chantés par des artistes et sortant de guitares mal accordées ou de voix toutes aussi discordantes peuvent agacer. Alors pour se faire un petit cocon protecteur, écouteurs aux oreilles et livre ou smartphone en main, on s’isole mentalement mais il arrive qu’on soit agréablement surpris, que vous parviennent des sons, des airs qui vous remuent littéralement du dedans !

Il y a des choses que l’ADN reconnaitra toujours ! Et alors toute concentrée, écouter, encore et encore, ce sont venu de si loin, regarder, sourire aux lèvres comme tous ceux de la rame, cet homme qui yeux fermés, joue de la Kora, accompagné par une voix puissante. Qu’importe que la langue soit inconnue à votre conscience, on dirait bien que le corps et l’esprit eux, comprennent ce langage là.

Ah la musique, quelle merveille !!!

Merci à ce joueur de Kora qui a failli me faire rater ma station de sortie (et au fond je l’aurai bien voulu), pendant une dizaine de minutes, j’ai été transportée en plein pays mandingue, et je n’étais pas la seule !

A écouter : Toumani Diabaté – « JARABI »

« La kora est un instrument de musique à cordes d’Afrique de l’Ouest. C’est une harpe-luth mandingue (Sénégal, Mali, Gambie, Guinée, Sierra Leone…).
Selon la légende, la première kora était l’instrument personnel d’une femme-génie qui vivait dans les grottes de Kansala en Gambie. Impressionné et ému par la musique de l’instrument, un grand chef de guerre, Tiramakhan Traore, décida d’en déposséder la femme-génie. Aidé de ses compagnons de chasse, Waly Kelendjan et Djelimaly Oulé Diabaté, il récupéra l’instrument qui échut à Djelimaly, le griot du groupe. Djelimaly la transmit à son fils Kamba. Et ainsi elle passa de père en fils jusqu’à Tilimaghan Diabaté qui l’introduisit au Mali […]La kora est constituée d’une grosse demi-calebasse de 40 à 60 cm de diamètre, évidée et percée d’un trou de 10 cm de diamètre en guise d’ouïe (dans la partie supérieure droite). Deux autres trous (au-dessus et en dessous) permettent de faire passer le manche à travers la calebasse.
Elle est recouverte d’une peau de vache (de bœuf, de cerf ou de daim) parcheminée tendue mouillée, qui sert de table d’harmonie et dont dépend l’ampleur du son. Elle est maintenue par des clous de tapissier enfoncés dans la calebasse suivant des motifs variés, puis la peau est découpée. Une « traverse » (appelée barambando) et deux supports de mains (des poignées appelées bulkalamo) en bois servent de « barrages » (comme sur les guitares) et sont glissés sous la peau qui sera percée pour les laisser sortir.
Le manche long d’environ 1,20 m à 1,40 m assure la liaison entre les principaux éléments vibrants de la kora (cordes et calebasse). Il est fait traditionnellement d’une longue pièce de bois de vène appelée guénou ou guéni (palissandre du Sénégal) qui sert pour la fabrication des balafons, et est parfois orné de sculptures. Dans sa partie inférieure le manche traverse la calebasse. Dans sa partie supérieure, le manche assure la tension des cordes au moyen d’anneaux ou de clefs (mécaniques de guitare ou chevilles). Les cordes de la kora reposent sur un grand chevalet en bois, maintenu sur la peau par la seule pression des cordes dont le nombre est généralement de 21. Cependant, on rencontre parfois des koras équipées de 22 à 28 cordes, notamment en Casamance au Sénégal, et il existe même un modèle spécial de 32 cordes.
La plus grosse des cordes est appelée bajourou, ce qui signifie la mère-corde. Les boyaux d’autrefois ont été aujourd’hui remplacés par du fil de pêche de différents diamètres (de 0,5 mm à 2,40 mm – les cordes les plus basses sont parfois des tresses de fils de diamètre inférieur), voire des cordes de harpe chez les koristes professionnels. Les cordes sont traditionnellement accrochées au manche par des anneaux en peau de vache (ou de bœuf), serrés autour de celui-ci. Aujourd’hui, des chevilles en bois à friction ou des clés mécaniques (type guitare) peuvent équiper les koras afin de faciliter leur accordage. À l’autre extrémité, les cordes sont reliées par de la drisse à un cordier en passant par un chevalet en bois qui assure la liaison mécanique entre les vibrations des cordes et la peau. » (Source : WIKIPEDIA)

Vue d'une kora / Photo via Francouver.ca
Vue d’une kora / Photo via Francouver.ca
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Enying esiki fianga # Life is not a joke !

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