• Dégustation culturelle : une bonne tranche de fou rire avec Malik Bentalha, et plusieurs hochements de tête devant la télé !

    fille_vector

    VU & ENTENDU – Il en est de ces week-ends où l’envie de partager sur ses bons plans culture se fait plus vive que d’habitude, en effet, qui n’a pas ri à se faire mal aux cotes, et a hésité à recommander l’objet de son « mal » à des amis ? Pas moi !

    Alors voilà, si vous habitez Paris, que vous soyez habitués ou non des salles de théâtres et autre one-man-show, je vous recommande vivement de tester Malik Benthala ! Samedi, pendant une heure et demi, le jeune humoriste algero-marocain se la racontait au Bataclan, et le public, nombreux, n’a pas boudé son plaisir. Pour la mise en bouche, Alban IVANOV (actuellement au Comedy Club), un qu’on doit suivre de près ! Puis, place à la star de la soirée, lui aussi mis en lumière par Jamel Debbouze à travers le « Jamel Comedy Club ».

    malik bentalha

    Et Malik Bentalha de nous raconter, avec une verve inimitable, son parcours depuis la petite bourgade de province où sont arrivés ses parents, et Paname, occasion de nous gratifier d’anecdotes toutes aussi croustillantes les unes que les autres. Et on rit d’autant plus que ces personnages qu’il dépeint, nous ressemblent tellement. Et cerise sur le gâteau, en bon artiste du stand up, l’improvisation, le jeu avec le public, sont une part importante du spectacle. Bref, je ne vais pas vous raconter, faites-moi confiance, et allez-y !

    Après cette thérapie fou rires, le dimanche promettait d’être tranquille, du bon « home sweet home » où on n’a envie de rien faire que buller avec un livre, ou tiens, prendre la télécommande de la télé et voir enfin à quoi correspondent ces centaines de chaînes qu’on ne regarde jamais. Après un tour par des chaines dont je n’aurais jamais imaginé l’existence (comme celle où on des filles maigres comme des clous, le visage triste comme un jour sans pain, défilent encore et encore !!), allez, un peu d’images du Mboa* à travers les chaînes panafricaines.

    etienne-mbappe_pater Noster

    Et là, quelle belle surprise que de tomber directement sur deux entretiens avec deux artistes qui portent haut les couleurs du Cameroun : le bassiste Etienne MBAPPE, et l’auteur-compositeur, musicienne et chanteuse Sally NYOLO. C’était sur Voxafrica**, et c’était rondement mené. Pour moi qui ne suis pas spécialement fan d’acoustique et instrumental, entendre Etienne Mbappe parler de son art, de « Pater Noster » son dernier album dont le morceau-phare (titre éponyme de l’album) lui a été inspiré par sa mère** m’a juste donné envie de plonger dans son univers, chose faite plus tard avec un extrait de son dernier live au Mboa*.

    Et certaines ne me démentiront pas, qui commence à buller devant la télé, risque bien d’y passer des heures, surtout si le programme est alléchant. Et malgré le repassage et autres joyeuseutés dominicales que connaît une mère, pas question de rater Recto-Verso, où Paulin Mballa recevait l’ex des Zap Mama, occasion de voir Sally Nyolo revenir sur son parcours, et nous livrer quelques exclusivités, et surtout, nous montrer que derrière son sourire, elle est du genre à répondre du tac au tac, et qu’en face, la question doit être bien pensée et posée. Après cet enrichissant échange, je n’avais qu’une envie, découvrir « Tiger Run »***, son 7e et dernier album, et vous ? (Minsili ZANGA)

    sally nyolo tiger run
    ——————————————————————————-
    * Un des petits noms donné par les Camerounais à leur pays
    ** Emissions « Vox Live » et « Recto Verso » sur Voxafrica (rediffusions)
    ** Sur « Pater Noster », sorti en 2013, voici ce qu’en dit Chantal EPEE, présidente-fondatrice de l’association « Afrodiaspor’Arts – Expressions of Black Cultures » : « Pater Noster, la chanson qui donne le titre à l’album raconte le voyage douloureux d’un fils qui voit sa mère affronter une de ces terribles maladies qui défient les connaissances de la médecine, usant le malade et érodant les cœurs de ceux qui l’aiment et le voient captif d’un mal dont on ne sort pas. Le chant débute par une onomatopée gémie. Etienne chante cette mère dont la foi n’est pas ébranlée par l’épreuve en dépit de l’affection dont elle souffre. Il honore cette femme qui ne cède pas de terrain sur son rapport à la transcendance et la foi en celui qu’elle appelait « notre Père », Pater Noster en latin. Si la maladie l’a rendue fragile, elle demeure solide et inébranlable dans son rapport à son Dieu » (Source)
    *** Tiger Run est sorti en 2014 chez World Music Network/Harmonia Mundi. Voici ce qu’en dit l’artiste : « Après avoir beaucoup travaillé les rythmes propres aux musiques traditionnelles camerounaises, j’ai voulu changer. Pour cela, je suis rentrée en pleine conscience dans cet acte élémentaire, le plus souvent vidé de toute intériorité, qui consiste à marcher. J’ai cherché à associer mon pas à la respiration, la plus naturelle, comme s’il s’agissait d’une méditation. J’ai fait ça pendant quelques jours jusqu’à ce que la musicienne prenne le relais, transformant ce pas en rythme. Puis j’y ai intégré l’image symbolique, pour ne pas dire totémique, du tigre en revenant à la signification de ‘mó ngone metame mezeï’ mon nom de mvet qui veut dire ‘fille des moustaches du tigre’comme pour rappeler que nous ne sommes qu’une maille de la nature ». (Source)

     

    Post Tagged with , , , , ,

Laisser un commentaire